Méditation

Je viens de finir les premiers 5 jours de chimio pour cette dernière (j’espère) phase de traitement. Pour l’instant je la supporte bien et ne me plains que de maux de ventre et constipation. Ces derniers probablement causés par le traitement contre la nausée plutôt que par la chimio. Ma dernière IRM était encourageante ! La tumeur semble perdre du terrain et s’est contractée sous l’action des rayons. Cette phase de traitement a pour but d’éradiquer les dernières traces de cellules cancéreuses.

J’ai commencé la méditation dés mon retour à la maison après ma craniotomie. Sans savoir vraiment ce que c’était, je me suis plongé dans quelques livres et j’ai consulté ma voisine Indienne, fan de méditation. J’ai été très assidu jusqu’à présent. J’ai vite compris conformément à l’enseignement que la méditation demande une pratique régulière. La pratique est très simple mais difficile: elle requiert de l’effort.

Dans la tradition bouddhiste, au moins deux qualités de l’esprit peuvent être développées par la méditation: Samatha ou “la tranquillité de l’esprit” et Vipassanā ou “voir les choses telles qu’elles sont réellement”. Une technique de méditation consiste simplement à se concentrer sur sa respiration. On se concentre sur les sensations de l’air qui rentre et sort des narines ou sur le mouvement du ventre pendant les phases d’inspiration et d’expiration. Dès que l’on s’aperçoit que notre attention nous échappe, on la reporte sur sa respiration sereinement et sans jugement. Une pratique de 15 minutes semble une éternité au début mais après quelques semaines d’une pratique journalière, le temps passe plus vite et la séance peut même être agréable.

Cet effort n’est ni plus ni moins qu’une gymnastique de l’esprit. Un entrainement qui permet d’éviter de laisser les pensées aléatoires souvent insignifiantes ou négatives envahir notre esprit. Le résultat est un esprit plus serein, plus calme, d’ou Samatha. L’effet peux persister pendant la journée. Pas de miracle mais pour quelqu’un comme moi qui n’est pas de nature calme, c’est un outil surprenamment efficace et transformatif. En redirigeant son attention sur sa respiration, c’est à dire sur le présent, on entraine son cerveau à remettre à leur place les pensées liées au passé que l’on ne peut plus changer et les pensées liées au futur qui ne s’est pas encore produit. Je vois ça comme la conscience qui prend le control de la psyché. Il était temps !

Je reviendrai plus tard sur la méditation collective et sur ce que cela m’inspire. Néanmoins, au vu de mes progrès et de ma bonne santé générale, je pense que cette pratique de compassion devrait maintenant être dirigée sur d’autres plus méritants. J’ai passé ces 5 minutes journalières avec vous dans le remerciement et la reconnaissance de votre compassion envers moi. Je souhaite dans cette prochaine étape intégrer un élément de compassion envers les autres dans ma pratique de méditation.

I have just finished the first 5 days of chemo for this last (I hope) treatment phase. For the moment I can bear it well and only complain of stomach aches and constipation. The latter probably caused by treatment for nausea rather than by chemo. My last MRI was encouraging! The tumour seems to be losing ground and has contracted under the action of the radiation. The aim of this treatment phase is to eradicate the last traces of cancer cells.

I started meditation when I got home after my craniotomy. Without really knowing what it was, I immersed myself in a few books and consulted my Indian neighbor, who practices meditation daily. I have been very diligent so far. I quickly understood according to the teaching that meditation requires regular practice. The practice is very simple but difficult: it requires effort.

In the Buddhist tradition, at least two qualities of the mind can be developed through meditation: Samatha or “tranquility of the mind” and Vipassanā or “deep insight”. A meditation technique is simply to focus on your breathing. We focus on the sensations of the air coming in and out of the nostrils or on the movement of the belly during the inspiration and expiration phases. As soon as we realize that our attention escapes us, we return to breathing calmly and without judgment. A 15-minute practice seems like an eternity at first, but after a few weeks of a daily practice, time passes faster and the session can even be pleasant.

This effort is nothing more than a gymnastics of the mind. A training that avoids letting random thoughts (often insignificant or negative) invade our mind. The result is a calmer, calmer mind, or Samatha. The effect may persist during the day. No miracle but for someone like me who is not a calm person, it is a surprisingly effective and transformative tool. By redirecting his attention to his breathing, that is to say to the present, we train his brain to put back in their place the thoughts related to the past that we can no longer change and the thoughts related to the future that is not yet produced. I see it as the consciousness that takes control of the psyche. It was time !

I will post about collective meditation later and how it inspires me. Nevertheless, in view of my progress and my general good health, I think that this practice of compassion should now be directed towards others more in need. I spent these 5 minutes every day with you in thanking and recognizing your compassion for me. In this next phase, I wish to integrate an element of compassion towards others into my meditation practice.

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