Rien à mesurer / Nothing to measure

Jeudi 10 décembre, mon oncologue, Brian, est entré dans la pièce où Kathy et moi l’attendions depuis quelques minutes. Il semblait un peu agité et pressé d’en finir. Avant même de dire bonjour, il nous dit: « Faisons d’abord le point sur les résultats de l’IRM ». Petit temps de pause pour croiser nos regards et obtenir notre approbation. Et puis il dit: « On ne voit plus rien d’anormal, il y a rien à mesurer. All clear ! »

S’ensuivent un petit cri de victoire et de grands sourires. Un moment joyeux – pour nous certainement mais aussi pour l’oncologue et l’infirmière qui nous suivent depuis presque un an. Kathy qui avait aussi senti l’excitation de Brian m’a fait remarquer plus tard que le quotidien en cancérologie était souvent l’annonce de mauvaises nouvelles donc ils devaient doublement apprécier donner un bon résultat. Quant à moi, j’ai vécu cette nouvelle plutôt comme un soulagement. J’avais depuis plusieurs jours tracé la courbe de la taille de la lésion dans mon cerveau au cours du temps. Je m’attendais à ce qu’elle est disparue ou du moins qu’elle ne soit plus mesurable. Un autre résultat m’aurait perturbé et inquiété – Je décris la courbe et mon interprétation de non-médecin en bas de cette publication. L’effet du jeûne FMD sur cette courbe est à mon avis indiscutable.

On Thursday December 10th, my oncologist, Brian, walked into the room where Kathy and I had been waiting for him for a few minutes. He seemed a little restless and in a hurry to get it over with. Before even saying hello, he says, “Let’s talk about the MRI results first.” A little pause to meet our eyes and get our approval. And then he said, “We don’t see anything abnormal anymore, there is nothing to measure. All clear! “

There followed a little cry of victory and big smiles. A happy moment – for us certainly but also for the oncologist and the nurse who have been following us for almost a year. Kathy, who had also sensed Brian’s excitement, later pointed out to me that the announcement of bad news was more likely the ‘norm,’ so they must have doubly enjoyed giving a good result. As for me, I experienced this news more with relief. For several days I had traced the size of the lesion in my brain over time. I expected it to be gone or at least not to be measurable anymore. Another outcome would have disturbed and worried me – I describe the curve and my layperson’s interpretation at the bottom of this post. The effect of FMD fasting on this curve is, in my opinion, indisputable.

La rémission complète ne semble pas exister pour le glioblastome mais j’ai envie de croire que je m’y suis rapproché. Alors, je n’ai pu m’empêcher encore une fois de demander à mon oncologue si ce résultat changeait mon pronostic. Sa réponse fût evasive montrant l’impuissance de la médecine face au cancer. Il nous dit : « Ceux qui survivent plusieurs années après le diagnostic de glioblastome ont tous réussi à suivre tous les traitements comme c’est ton cas ». Sous-entendu, l’inverse n’est pas vrai…

Ces derniers temps en m’imaginant m’être débarrassé du cancer, je repensais à un des livres que j’avais lu quelques jours après mon opération « radical remission ». L’auteure qui avait interrogé des dizaines de patients atteints de cancer et qui avaient vaincu la maladie, donnait une liste d’actions le plus souvent citées comme étant des facteurs déterminants pour une rémission complète (comme le changement de régime mais aussi la prise de contrôle de sa santé, suivre son intuition, augmenter les émotions positives, approfondir sa connection spirituelle, recevoir le soutien et l’amour de ses amis et proches, …). J’avais eu la chance de pouvoir cocher plusieurs cases.

Complete remission does not seem to exist for glioblastoma but I want to believe that I have come close. So I couldn’t help but ask my oncologist once again if this result changed my prognosis. His answer was evasive, showing the powerlessness of medicine in the face of cancer. He tells us, “Those who survive years after being diagnosed with glioblastoma have all managed to go through all the treatments, just like you did”. Implying that the reverse is not true …

Lately, imagining myself having gotten rid of cancer, I thought back to one of the books I had read a few days after my surgery: “radical remission”. The author who had interviewed dozens of cancer patients and who had conquered the disease, gave a list of actions most often cited as being determining factors for a complete remission (such as the change of diet but also taking control of one’s health, following his intuition, increasing positive emotions, deepening his spiritual connection, receiving the support and love of friends and relatives, …). I was fortunate enough to have been able to tick many of the boxes.

Cette année a démontré de façon implacable l’importance des liens sociaux que nous entretenons. Important pour l’économie et notre bien-être psychologique, bien sûr. Mais ils nous apportent aussi un sens. « Je peux exister parce que tu existes » n’a peut-être jamais autant résonné chez autant de gens. D’après la tradition, les maitres bouddhistes sont arrivés en pratiquant la méditation à la conclusion que l’univers naissait de la relation entre éléments élémentaires et que rien n’existe sans interconnection. La science moderne donne raison à cette vue du monde. La matière n’est pratiquement que du vide et est décrite par des champs de force et interactions. Les bouddhistes ont poussé leur interprétation des humains encore plus loin en disant que tout n’est que relationnel. Par exemple, l’ego n’existe pas et n’est qu’une construction mentale. Ces constructions mentales sont à la source de nos souffrances. L’attachement à notre égo n’est que le reflet de notre ignorance de la réalité du monde. La méditation collective que nous avons pratiquée de façon journalière s’inscrivait, je pense, dans la démarche de la méditation Vipassanā. L’effort se portait sur la compassion envers soi et envers les autres. Je suis mille fois reconnaissant de votre soutien, vos messages, pensées et prières.

This year has relentlessly demonstrated the importance of the social bonds we have. Important for the economy and for our psychological well-being, of course. But they also give us meaning. “I can exist because you exist” has perhaps never resonated so much with so many people. According to tradition, Buddhist masters reached the conclusion through meditation that the universe arose from the relationship between elementary elements and that nothing exists without interconnection. Modern science agrees with this view of the world. Matter is practically nothing but vacuum and is described by force fields and interactions. Buddhists have taken their interpretation of humans even further, saying all is relationships. For example, the ego does not exist and is only a mental creation. These mental creations are the source of our suffering. Attachment to our ego is only a reflection of our ignorance of the reality of the world. The collective meditation that we had practiced daily was, I think, true to Vipassanā meditation. Emphasis on compassion for oneself and for others. I am a thousand times grateful for your support, your messages, thoughts and prayers.

Je clos ce premier et j’espère dernier chapitre avec cette publication.  Bonne et heureuse année 2021 à tous.

I close this first (and hope last) chapter with this publication. Happy New Year 2021 everyone.

Mount Fee (near Squamish) September 2020

Les données ci-dessus représentent la surface de la lésion présente dans mon cerveau mesurée par IRM (8 mesures entre janvier et décembre 2020). La surface mesurée est celle qui provient de la section plane du cerveau où la lésion est la plus grande. La surface est calculée en approximant la forme de la lésion par une ellipse. Après l’opération (barre verte), la tumeur est partie, il reste un trou. Le trou est plus grand que la tumeur (6.68 cm2) – Le chirurgien a du tasser un peu le cerveau pour faire de la place à ses instruments. La taille du trou retrouve presque la taille initiale de la tumeur quelques semaines plus tard (4.70 cm2) – Le cerveau est élastique. Puis, la taille de la lésion décroît exponentiellement (courbe en pointillé) et on peut extrapoler que la lésion aurait disparue au milieu de 2021. Cette décroissance est due à la reconstruction par le cerveau de cellules saines. Les trois jeûnes FMD (barre rouge) ont accéléré le processus de reconstruction et un IRM aurait probablement été bon dés la fin octobre. La science décrit ce processus de reconstruction ainsi que l’activation de cellules souches et de l’autophagie après le jeûne. Il me semble difficile de disputer que ce même processus n’est pas à l’oeuvre ici.

The above graph tracks the area of ​​the lesion present in my brain, as measured by MRI (8 measurements between January and December 2020). The area measured is that from a planar section of the brain where the lesion is largest. The area is calculated by approximating its shape with an ellipse. After the operation (green bar), the tumour is gone and there is a hole left. The hole is bigger than the tumour (6.68 cm2), hence the surgeon must have squished the brain a bit to make room for his instruments. The size of the hole almost returns to the original size of the tumor a few weeks later (4.70 cm2) – The brain is elastic. Then, the size of the lesion decreases exponentially (dotted curve) -we can extrapolate that the lesion would have disappeared at this rate in the middle of 2021. This decrease is due to the reconstruction of healthy cells by the brain. The three FMD fasts (red bar) accelerated the reconstruction process and an MRI would probably have been good by the end of October. Science describes this reconstruction process, as well as the activation of stem cells and cell autophagy after fasting. It seems difficult to me to argue that the same process is not at work here.

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