Collective meditation

Texte de Jean-Claude Millet
Généralités :
Sébastien est un physicien de 48 ans travaillant au Canada depuis une vingtaine d’années. Il est marié et ils ont deux enfants. Il est très sportif. Mi-décembre, il a terminé 7ém sur 100 d’une compétition de course à pieds. Pour Noël 2019, il a communiqué par Skype avec sa famille en France. Tout allait bien.
Suite à des symptômes inquiétant le 29 décembre, on lui détecte une tumeur au cerveau de la taille d’une balle de golf. Il est opéré le vendredi 3 janvier.
Le 11 janvier, Sébastien communique le diagnostic sur sa page Facebook : il s’agit d’un glioblastome, une variété de cancer agressive.
Il nous fait part de sa détermination par son second post sur Facebook : « J’ai un plan d’attaque bien rangé qui inclus nutrition, relaxation, méditation dans le but de canaliser mes énergies et de me rapprocher du plus profond de mon être. Pensez à nous de temps en temps, nous sommes ouverts à recevoir vos ondes positives. »
Je suis un entrepreneur, membre de l’Académie des Technologies de France et j’ai écrit un livre intitulé « d’homme à Homme, essai sur le progrès » dans lequel je m’appuie sur le fait que l’homme ne peut être décrit de manière complète que si on considère ses trois dimensions : biologique, sociale et éthique-spirituelle.
J’y développe l’idée que l’espèce humaine est un tout et qu’à côté des cerveaux individuels, il existe un cerveau collectif qui communique par d’autres vecteurs que ceux qui sont attachés à nos sens habituels. Par exemple par voie quantique comme Penrose en a émis l’hypothèse.
J’y développe aussi l’idée selon laquelle pour aller vers le progrès qui fera passer de l’homme sage (homo sapiens) à l’homme bon (homo dilligens) on pourra s’appuyer sur des technologies mises au service de conquêtes de territoires intérieures alors que jusque-là les outils développés par l’homme ont été des outils de conquêtes de territoires extérieurs, géographiques, commerciaux ou sectaires.
Un exemple concret d’usage nouveau des technologies que j’y propose est une application pour portable destinée au développement d’une démarche méditative et compassionnelles pendant la course à pied.
Compte tenu des circonstances, j’ai proposé d’en appliquer les bases conceptuelles que j’estime sérieuses, à la situation de Sébastien, ce qui veut dire aussi à notre situation, en sa présence.
Modalités :
En décidant d’aller au fonds de lui-même il entreprend une démarche qui nous concerne tous et en se mettant dans la même posture, nous le concernerions.
Aller au fond de nous ne relève pas d’une démarche codifiée, mais quelques préalables le sont :
- Il y a une heure de rencontre par la force de la pensée et de ce que le cerveau sait produire lui-même en fonction du sens que l’on donne à nos actions.
- Elle dépend du fuseau horaire du lieu de vie du participant. Le point d’ancrage est 9 heures, heure de Vancouver, soit 18 heures, heure française.
- Le participant s’inscrit de manière à ce que nous puissions avoir conscience de la force du nombre des participants (Les phénomènes physiques ont quelques fois besoin de masses critiques pour percoler).
- Le temps de posture compassionnelle est fixé à 5 minutes de manière à ce que :
- Compte tenu des marges d’erreur sur les débuts et les fins respectives il y a ait toujours au moins 3 minutes où l’on est tous ensemble.
- Ce temps soit suffisamment court pour être compatible avec une interruption des activités courantes, quelles que soient les circonstances.
- Nous admettions que derrière cette démarche nous ne soyons pas en situation d’attente, mais que nous ayons conscience que nous pouvons être attendus. C’est la posture dans laquelle on se place qui est fondatrice et pas l’attente d’un résultat.
- La possibilité de partager au fur et à mesure du déroulement de la démarche. Le commentaire de Sébastien après le premier jour : « J’étais au rendez-vous. Je dois dire que j’ai esquissé un sourire en pensant à vous un après-l’autre ! »
Nous étions 5 le premier jour, 24 aujourd’hui, vivement le jour, ou il se sentira embrassé par un nombre tel de personnes que pour aller au bout de ses rencontres par la pensée, il ne devra pas quitter ce sourire de la journée.
L’outil pour la mise en œuvre de cette démarche est depuis le 26 janvier le blog de Sébastien sur lequel vous pouvez aller vous inscrire.
https://sebsjourney.travel.blog
Complément :
Ci-après, je vous donne en illustration ce que j’avais écrit pour accompagner ma méditation pendant la course à pieds, au moment où on fait passer au second plan les aspects biologiques (recherche de forme physique) et sociaux (narcissisme associé à la performance) au profit d’une approche altruiste.
« Je sais que tu existes, je pense à toi, et je sais que j’ai besoin de toi car tu es un autre moi-même », « Je te donne les efforts que je fais en m’adonnant à la course à pied ou à tout autre chose et en essayant de me dépasser, ne serait-ce qu’en institutionnalisant une pratique douce ».
« Je sais que la somme des énergies de tous ceux qui comme moi ont besoin de toi comme réceptacle de nos actions est une énergie de vie qui peut nous transformer tous ».
De même symétriquement : « je sais que tu existes, penses à moi, j’ai besoin de toi car tu es un autre moi-même » je t’offre d’être le réceptacle de tes encouragements car je sais que tu débordes de bonté.

Text by Jean-Claude Millet
Background:
Sébastien is a 48 year old Physicist working in Canada since 1998. He is married and has two children. He is very active. He finished 7th out of 100 in a trail race in October 2019. He was in contact with his family in France over Christmas 2019. Everything was going well.
Following some worrisome symptoms experienced on December 29, he went to Emergency, where they performed a CT scan and detected a tumour the size of a golf ball in his brain. He underwent surgery to remove the tumour on January 3.
On January 11, Sébastien posted his diagnosis on his Facebook page: the tumour was a glioblastoma multiforme – an aggressive form of brain cancer.
On a subsequent post, he shares his determination: « I have a plan which includes nutrition, relaxation, meditation to channel all my energy and reach closer to the center of my being. Think of us from time to time, we are open to receive all of your positive energy.»
I am an entrepreneur, member of the French National Academy of Engineering and I wrote a book entitled “d’homme à Homme, essai sur le progrès” (from man to Man, essay on progress). In this book I explore the idea that man can only be fully described if we consider his three dimensions: biological, social and ethical-spiritual. I develop the idea that the human species is a whole and that in addition to individual brains, there is a collective brain that communicates by other means than our usual senses. For example, as Penrose was hypothesized by means of quantum mechanics. I also develop the idea that our evolution from ‘wise’man (homo sapiens) to ‘caring’ man (homo dilligens) stemmed from our ability to develop tools to conquer our ‘interior’ landscapes, whereas up until that point we relied on tools to conquer our more ‘exterior’ landscapes – geographical, commercial or sectarian. A concrete example of the application of one such tool is a cell phone application that helps a runner achieve a meditative and compassionate way of running. Given the circumstances, I proposed to apply some basic concepts to Sébastien’s situation, which also applies to our situation, in his presence.
Terms :
By deciding to explore his inner self, he undertakes a journey that implicates us, and by putting ourselves in the same posture, we implicate him. There is no prescribed method for reaching our inner selves, but some prerequisites are:
- There is a synchronized meeting time for collective mediation
- This time depends on the time zone of the participant. It is 9 a.m. in Vancouver or 6 p.m. in France.
- The participant can register. This gives us an idea of how many participants there are (physical phenomena sometimes need critical masses to happen).
- The duration for mediation is set to 5 minutes so that:
- Given the potential error of margin in people’s time readers, there will be always at least 3 minutes when we are all together.
- 5 minutes is short enough to fit into our activity schedules, whatever the circumstances.
- We are willing to participate simply for the sake of compassion, rather than because we expect a specific result.
- We are eager to share in the the process that unfolds. Sébastien’s comment after the first day was: “I was there. I must say that I cracked a smile, thinking of you one after the other! ”
- There were 5 of us on the first day, and now we are at 24 (and counting!). Hopefully the day come that he will feel embraced by so many people through this meditation that he maintains a smile the whole day.
- As of January 24, we can take part in Sébastien’s journey through his blog, found at:
https://sebsjourney.travel.blog
Afterthoughts:
Here is an example of something I wrote to accompany my mediation while running. Something to help me move from my physical being (seeking fitness) and social being (narcissism linked to performance) to altruism.
“I know that you exist, I am thinking of you, and I know that I need you, as you are another self. I give you the energy I exert while running and trying to go beyond my limits.”
« “I know that the sum of energy from everyone, who, like me need you to receive it, is a life energy that can transform us all.”
In the reciprocal sense: “I know that you exist, think of me, I need you because you are another self.” I offer myself as a receptacle of your encouragement because I know that you are full of goodness.